#3 Le Pélerin
Journal d'Atelier Episode #3
Le Pélerin, du jeté de Terre à la ciselure chez le Fondeur...
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J'ai retrouvé cette image du "Pélerin", pour illustrer une phrase de Sven qui m'a touchée:
"Merci du soin que vous prenez de nous".
Qui m'a fait prendre conscience de l'importance que vous aviez prise dans ma vie. Flo et moi avons eu plein d'idées pour faire de ce blog un lieu encore plus riche, plus rempli d'imaginaire...on verra quand nous serons au point.
Mais si cette phrase est vraie, le pendant, l'autre versant, non dit, l'est aussi et je pourrais tout autant dire merci du soin que vous prenez de moi.. je pourrai vous dire que depuis que vous êtes là, je marche moins seule..
Vous avez cette manière tendre délicate de de dire les chose, nous ressentons de la même façon les minuscules choses poétiques de la vie, un rideau qui vole, des chaussures de petite fille où des fleurs éclosent,des sculptures qui parlent...
Je nous sens de cette "foule sentimentale", pélerins des mêmes rêves, rêveurs volontaires et entêtés... avec nos ailes trop grandes...
Quinze ans de sculpture... et toutes ces expositions pendant lesquelles j'ai essayé de vous donner le meilleur de moi-même.
Le meilleur.... c'était peut-être là le problème...
Je voulais que vous m'aimiez.
Je voulais vous offrir mes nostalgies les plus profondes, les plus tendres, mes émotions les plus douces.
Je voulais tant que vous m'aimiez.
Et puis j'ai pris conscience que j'avais soustrait quelques arpents de mon âme à vos regards, par peur, par pudeur..
Parce que je ne savais pas comment m'y prendre aussi.
La question revenait incessante:"Est-ce un artiste celui qui ne donne pas tout, au risque de s'y brûler, au risque du désamour?"
Alors j'ai travaillé, sans complaisance dans une sorte d'enfermement obsessionnel. pour avoir le courage de révéler aussi la part inquiète, la part douloureuse, en souffrance.
Celle que nous ressentons tous, quand il est très tard, quand on est très seule, quand la vie nous fait mal et que les nuits deviennent blanches.
Si blanches qu'on en a les larmes aux yeux.
Vous le connaissez, vous l’avez sûrement vu passer un jour.
Celui qui marche au devant de son rêve.
Que nulle parole, nulle mise en garde n’arrête.
Il est en quête, et rien ne l’arrêtera, il y a des rêves plus forts que la vie.
Ce n’est pas un prophète, il n’apporte pas la bonne parole.
Nul avertissement, nulle mise en garde ne l’arrête.
C’est un homme, seul, en quête de lumière.
Et c’est ainsi, parce que la vie est brutale, parce qu’elle nous impose des limites.
Que le temps est notre ennemi, et que notre seul espace de liberté c’est cette marche… contre.
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