21 septembre 2006

#3 Le Pélerin

Journal d'Atelier Episode #3
Le Pélerin, du jeté de Terre à la ciselure chez le Fondeur...

 




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02 septembre 2006

Nos ailes trop grandes

Marcher_1 J'ai retrouvé cette image du "Pélerin", pour illustrer une phrase de Sven qui m'a touchée:
"Merci du soin que vous prenez de nous".

Qui m'a fait prendre conscience de l'importance que vous aviez prise dans ma vie. Flo et moi avons eu plein d'idées  pour faire de ce blog un lieu encore plus riche, plus rempli d'imaginaire...on verra quand nous serons au point.

Mais si cette phrase est vraie, le pendant, l'autre versant, non dit, l'est aussi et je pourrais tout autant dire merci du soin que vous prenez de moi.. je pourrai vous dire que depuis que vous êtes là, je marche moins seule..

Vous avez cette manière tendre délicate de de dire les chose, nous ressentons de la même façon les minuscules choses poétiques de la vie, un rideau qui vole, des chaussures de petite fille où des fleurs éclosent,des sculptures qui parlent...

Je nous sens de cette "foule  sentimentale", pélerins des mêmes rêves, rêveurs volontaires et entêtés... avec nos ailes trop grandes...




12 octobre 2005

Au risque du désamour

Le_pelerin1Quinze ans de sculpture... et toutes ces expositions pendant lesquelles j'ai essayé de vous donner le meilleur de moi-même.

Le meilleur.... c'était peut-être là le problème...
Je voulais que vous m'aimiez.
Je voulais vous offrir mes nostalgies les plus profondes, les plus tendres, mes émotions les plus douces.
Je voulais tant que vous m'aimiez.

Et puis j'ai pris conscience que j'avais soustrait quelques arpents de mon âme à vos regards, par peur, par pudeur..
Parce que je ne savais pas comment m'y prendre aussi.

La question revenait incessante:"Est-ce un artiste celui qui ne donne pas tout, au risque de s'y brûler, au risque du désamour?"
Alors j'ai travaillé, sans complaisance dans une sorte d'enfermement obsessionnel. pour avoir le courage de révéler aussi la part inquiète, la part douloureuse, en souffrance.
Celle que nous ressentons tous, quand il est très tard, quand on est très seule, quand la vie nous fait mal et que les nuits deviennent blanches.
Si blanches qu'on en a les larmes aux yeux.

22 avril 2005

Le pélerin

Vous le connaissez, vous l’avez sûrement vu passer un jour.

Pelerin

Celui qui marche au devant de son rêve.

Que nulle parole, nulle mise en garde n’arrête.

 

Il est en quête, et rien ne l’arrêtera, il y a des rêves plus forts que la vie.

Ce n’est pas un prophète, il n’apporte pas la bonne parole.

Nul avertissement, nulle mise en garde ne l’arrête.

C’est un homme, seul, en quête de lumière.

Et c’est ainsi, parce que la vie est brutale, parce qu’elle nous impose des limites.

Que le temps est notre ennemi, et que notre seul espace de liberté c’est cette marche… contre.

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  • EdwardT. HALL: Le langage silencieux
  • Hans Fallada: Seul dans berlin

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La nuit des absentes

  • Index_003
    Comment les « folles » viennent à vous ? C’est une histoire de capillarité, la définition en physique est celle-ci : Phénomène d’ascension des liquides dans les tubes fins, dû à la tension superficielle entre des milieux de natures différentes. J’ajouterai que dans mon cas c’est un phénomène souterrain, les tubes fins auront été dans ce cas : Une exposition de Makhi Xénakis intitulée « les folles d’enfer de la Salpetrière », moins l’expo d’ailleurs que d’apprendre l’histoire des ces milliers de femmes (jusqu’a huit mille enfermées) leurs fautes ?mendiantes, filles mères, ivrogne, adultérines criminelles, sorcières, juives, impies, libertines, crétines Etc.….. Une discussion avec quelqu’un de proche qui me parlait de « l’hystérie » de sa femme. Des livres lus à la suite de cette discussion, par simple curiosité intellectuelle, l’invention de l’hystérie, Art et psychiatrie, les mardis du docteur Charcot. Et mille autres coïncidences, petits capillaires, qui viennent »de milieu différent » comme le dit la définition. Jusque là rien n’est proche de vous, vous croyez simplement à une légitime curiosité intellectuelle. Et puis petit à petit ces capillaires se rejoignent et une réflexion personnelle commence. Qui ? Selon les pays, les cultures décide de ceux qui sont hors norme ou pas ? Qu’est ce qu’un comportement normal ? Normal par rapport à qui ? Ou sont écrites les règles, et par qui ? Attention tout cela se rapproche dangereusement de vous de vos propres doutes, de votre insécurité personnelle, et puis soudain d’extérieure au sujet vous vous retrouvez par un imperceptible glissement de terrain en plein centre du sujet. C’est de votre propre normalité dont il est question, de vos propres angoisses par rapport à ces milles questions qu’on vous a posé sur votre manière d’agir ou d’être tout simplement Tout au long de votre vie. Vous, et de votre rapport si difficile à la Réalité. Et la pression, la tension devient si forte que l’ angoisse vous submerge chaque jour un peu plus. C’est là qu’on se met un jour à créer ce que nous appelions gentiment entre nous « les folles » et que l'on appellera officiellement "La nuit des absentes".

Les Complices

  • Claire
    Parfois témoins , souvent passeurs de relais, ils sont ceux qui complètent le travail du sculpteur, qui le rendent moins solitaire aussi.