Comme vous pouvez le constater nous nous sommes un peu affinée aujourd'hui...J'aurai bien voulu vous montrer le bout de mon nez, mais ma sculptrice n'a pas voulu il paraît que mon cou est encore trop fragile... Demain peut être...
Commentaires
Marie de Hennezel évoque le morcellement du corps...
En accompagnant les personnes en fin de vie, j'ai fini par entendre l'insoutenable réalité du corps morcellé qui se défait...
J'ai vu des âmes s'enfuir par la fenêtre ouverte...
J'ai entendu Bernard-Marie Koltès...
Marie, cette étape décapitée de la sculpture est douloureuse mais nécessaire, c'est l'étape du corps qui se fait en s'unifiant... Il me semble que vous êtes là pour parler de "renaissance" "pérennité" à travers votre art de mettre au monde : une petite fille sculptée.
A travers cette sculpture-là, notamment... j'entends le vivant en chacun...
Et soudain, j'ai peur de poster...
ce travail de sculpteur est une mise au monde quotidienne, des sculptures et de soi même, c'est quelquefois un travail d'exhumation des souvenirs,ou d'inhumation... c'est aussi accoucher de soi même chaque jour
je crois que vous l'avez bien compris
je vous embrasse
marie
James Thierrée, la compagnie des hannetons James Thierrée présentera sa nouvelle création en Mai 2008 au Théâtre de la ville à Paris.
D'ici-là... redécouvrez "La Symphonie du hanneton" (disponible également en DVD)
Comment les « folles » viennent à vous ?
C’est une histoire de capillarité, la définition en physique est celle-ci : Phénomène d’ascension des liquides dans les tubes fins, dû à la tension superficielle entre des milieux de natures différentes.
J’ajouterai que dans mon cas c’est un phénomène souterrain, les tubes fins auront été dans ce cas :
Une exposition de Makhi Xénakis intitulée « les folles d’enfer de la Salpetrière », moins l’expo d’ailleurs que d’apprendre l’histoire des ces milliers de femmes (jusqu’a huit mille enfermées) leurs fautes ?mendiantes, filles mères, ivrogne, adultérines criminelles, sorcières, juives, impies, libertines, crétines Etc.…..
Une discussion avec quelqu’un de proche qui me parlait de « l’hystérie » de sa femme.
Des livres lus à la suite de cette discussion, par simple curiosité intellectuelle, l’invention de l’hystérie, Art et psychiatrie, les mardis du docteur Charcot.
Et mille autres coïncidences, petits capillaires, qui viennent »de milieu différent » comme le dit la définition.
Jusque là rien n’est proche de vous, vous croyez simplement à une légitime curiosité intellectuelle. Et puis petit à petit ces capillaires se rejoignent et une réflexion personnelle commence. Qui ? Selon les pays, les cultures décide de ceux qui sont hors norme ou pas ?
Qu’est ce qu’un comportement normal ? Normal par rapport à qui ? Ou sont écrites les règles, et par qui ?
Attention tout cela se rapproche dangereusement de vous de vos propres doutes, de votre insécurité personnelle, et puis soudain d’extérieure au sujet vous vous retrouvez par un imperceptible glissement de terrain en plein centre du sujet.
C’est de votre propre normalité dont il est question, de vos propres angoisses par rapport à ces milles questions qu’on vous a posé sur votre manière d’agir ou d’être tout simplement
Tout au long de votre vie. Vous, et de votre rapport si difficile à la Réalité.
Et la pression, la tension devient si forte que l’ angoisse vous submerge chaque jour un peu plus. C’est là qu’on se met un jour à créer ce que nous appelions gentiment entre nous « les folles » et que l'on appellera officiellement "La nuit des absentes".
Marie de Hennezel évoque le morcellement du corps...
En accompagnant les personnes en fin de vie, j'ai fini par entendre l'insoutenable réalité du corps morcellé qui se défait...
J'ai vu des âmes s'enfuir par la fenêtre ouverte...
J'ai entendu Bernard-Marie Koltès...
Marie, cette étape décapitée de la sculpture est douloureuse mais nécessaire, c'est l'étape du corps qui se fait en s'unifiant... Il me semble que vous êtes là pour parler de "renaissance" "pérennité" à travers votre art de mettre au monde : une petite fille sculptée.
A travers cette sculpture-là, notamment... j'entends le vivant en chacun...
Et soudain, j'ai peur de poster...
Rédigé par: La meunière | le 17 mai 2008 à 08:39 PM
ce travail de sculpteur est une mise au monde quotidienne, des sculptures et de soi même, c'est quelquefois un travail d'exhumation des souvenirs,ou d'inhumation... c'est aussi accoucher de soi même chaque jour
je crois que vous l'avez bien compris
je vous embrasse
marie
Rédigé par: marie | le 19 mai 2008 à 06:47 PM