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08 mai 2008

Les ombres bleues

Cimg0226jpg_jauneUne dizaine de jours, c'est impossible à raconter..
Ce sont des émotions et des couleurs, des sons, quelques mots...qui restent pris dans les filets de la mémoire...ça va vite...
Le feu, le soleil qui mord la peau, c'est du plaisir... c'est rouge
Le froid....c'est un oiseau mort sur un trottoir...tard le soir, vous seule peut être l'avez vu ...
Une nuit, le bruit de vos pas qui résonnent seuls dans une rue...C'est du chagrin et de la solitude..c'est bleu nuit..
Roses et pailletées les sandales de la petite fille...
Blancs les lys qui s'ouvrent en silence...
Il faut vivre.. vite,... on court a travers les mots noirs qui griffent ...vite il faut vivre!Et ça va trop vite.

Et après la grise rumeur de l'autoroute...le jardin bleu vous ouvre les bras...
jaune la coulée du champs de fleurs derrière le mur, violet le lilas qui balance entre les bambous..

Et puis enfin, enfin.....comme un silence, l'ombre bleue des grands arbres.
Alors tout s'arrête.  Et le jardin prend la petite marie dans ses ombres bleues et lui murmure:"tout va bien, arrête de courir , de te heurter partout...et de te faire mal
Viens, pendant ton absence j'ai veillé sur ton silence, j'ai préservé ton monde, ta maison de poupée, et ton âme intacte."

Commentaires

C'est doux, c'est beau, j'aime ce texte.
je t'espère l'âme apaisée, et le corps reposé
Bisoux Marie, et bienvenue dans ton Monde ...

c'est le top du top un jardin pareil...
car c'est un jardin qui veille sur une bulle...
Pour ce qui est du "matériel" un conseil n'en change pas... tu risquerais d'avoir des bleus. Pour ce qui est de l'âme... faut voir ...
je t'embrasse fort forceaimant.

Bien venue chez toi douce Marie...
Heureuse de te retrouver. Tu me (nous)manquais.
Je t'embrasse.

à Fabrice
Je ne crois pas connaître ce bonheur d'une âme apaisée, j'ai toujours senti la mienne inquiète, blessée,ou soulevée de passion, ou alors ....si... certaines nuits d'été... seule sur mes marches d'escalier quand à force de regarder mes arbres je sais enfin ce qu'est une âme apaisée...
je t'embrasse
marie
à Odile
Mon jardin sait faire tout cela pour moi..
il m'aime
je te fais des milliards de bisous
marie
à Chantal
bienvenue chez moi Chantal, tu(vous) me manquiez aussi
baisers
marie

Merveilleux ! ce que je trouve sur votre site est MERVEILLEUX ! ma petitte maman était une artiste née, elle aussi, tout comme vous je pense, mais elle n'a pas pû aller au bout de ses rêves ! mais vous, apparemment vous adorez ce que vous faites et on vous le rend bie, ce que vous créez est MAGNIFIQUE ! enfin une VRAIE ARTISTE ! je suis subjuguée par votre talent, je n'avais encore jamais vu cela ! BRAVO pour votre poèsie et tout votre Amour pour cette TERRE que vous nous faites partager à travers vos oeuvres ! BRAVO POUR SES OEUVRES pleines de poèsie ! est ce votre métier ? vous en vivez sûrement ? je suis pleine d'admiration pour votre travail !! encore bravo ! heureusement que des gens comme vous sont le véritable "soleil" de nos nuits !! Clara

à Clara
ben ça c'est de l'enthousiasme où je ne m'y connais pas!!!!
merci Clara ça me redonne la pêche!!
bisous
marie

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La nuit des absentes

  • Index_003
    Comment les « folles » viennent à vous ? C’est une histoire de capillarité, la définition en physique est celle-ci : Phénomène d’ascension des liquides dans les tubes fins, dû à la tension superficielle entre des milieux de natures différentes. J’ajouterai que dans mon cas c’est un phénomène souterrain, les tubes fins auront été dans ce cas : Une exposition de Makhi Xénakis intitulée « les folles d’enfer de la Salpetrière », moins l’expo d’ailleurs que d’apprendre l’histoire des ces milliers de femmes (jusqu’a huit mille enfermées) leurs fautes ?mendiantes, filles mères, ivrogne, adultérines criminelles, sorcières, juives, impies, libertines, crétines Etc.….. Une discussion avec quelqu’un de proche qui me parlait de « l’hystérie » de sa femme. Des livres lus à la suite de cette discussion, par simple curiosité intellectuelle, l’invention de l’hystérie, Art et psychiatrie, les mardis du docteur Charcot. Et mille autres coïncidences, petits capillaires, qui viennent »de milieu différent » comme le dit la définition. Jusque là rien n’est proche de vous, vous croyez simplement à une légitime curiosité intellectuelle. Et puis petit à petit ces capillaires se rejoignent et une réflexion personnelle commence. Qui ? Selon les pays, les cultures décide de ceux qui sont hors norme ou pas ? Qu’est ce qu’un comportement normal ? Normal par rapport à qui ? Ou sont écrites les règles, et par qui ? Attention tout cela se rapproche dangereusement de vous de vos propres doutes, de votre insécurité personnelle, et puis soudain d’extérieure au sujet vous vous retrouvez par un imperceptible glissement de terrain en plein centre du sujet. C’est de votre propre normalité dont il est question, de vos propres angoisses par rapport à ces milles questions qu’on vous a posé sur votre manière d’agir ou d’être tout simplement Tout au long de votre vie. Vous, et de votre rapport si difficile à la Réalité. Et la pression, la tension devient si forte que l’ angoisse vous submerge chaque jour un peu plus. C’est là qu’on se met un jour à créer ce que nous appelions gentiment entre nous « les folles » et que l'on appellera officiellement "La nuit des absentes".

Les Complices

  • Claire
    Parfois témoins , souvent passeurs de relais, ils sont ceux qui complètent le travail du sculpteur, qui le rendent moins solitaire aussi.