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11 mai 2008

L'art de la guerre

Images C'est pourtant une nuit comme je les aime tant.

La porte de la maison est ouverte sur le jardin, et les murs sont tombés, devant l'avancée des arbres, le parfum des fleurs, l'air doux de la nuit.

C'est pourtant une nuit comme je les aime.
Une nuit avec des passages bruissants, des frôlements de solitude, de fragiles accents de fuite, l'intuition d'un langage perdu.

Ce devrait être une nuit comme je les aime.....
mais avant , il y a eu des nuits somnambules, ou des verreries anciennes ont été brisées dans le laboratoire des curiosités, et ce soir il en reste d'infimes éclats dans la chair délicate des illusions.....



Commentaires

Coucou la lune et les étoiles …
Oui je suis comme la vie m’a sculpté,
Avec mes blessures visibles et invisibles aux autres…
Mais vous vous les connaissez !
Et devant vous je n’ai d’autre choix que de me montrer,
Et de m’accepter.
Car je sais le chemin du modelage
Et cet éclat de verre enfoncé dans mes chairs,
Participe à ce que je suis ici !
Coucou la lune et les étoiles…

Oui, Monsieur Louis
C'est vous qui avez raison, chaque blessure, chaque éclat de verre,chaque peine et chaque joie, la terre que je modèle à le pouvoir de les absorber et de les restituer intactes, pures et parfaites bien caches au cœur de la sculpture...
merci de m'avoir rappelé ce privilège.
Ce matin il fait grand bleu je retourne à mon atelier
je vous embrasse très fort monsieur Louis

Lorsque le souvenir furtif des nuits somnambules d'un passé perturbent l'harmonie et le charme d'une nuit comme tu l'aimes et t'empêchent à t'adonner à sa douceur suave, … quoi faire?

Ravive le souvenir des nuits bleues de ton jardin secret, ces nuits que tu as aimées tant et que tu aimes encore!
Ecoute l'écho de cet autre langage qui est toujours dans ton esprit et tes rêves, ce langage qui te parle à travers les bruissements des feuilles des arbres de ton jardin, dont le son pénètre ton cœur et touche ton âme depuis si longtemps!

Dans la lumière d’un nouveau jour le soleil se lève, illumine tes pensées, réchauffe le corps et fait disparaître de la chair ces derniers éclats déjà infimes d’une vieille verrerie brisée.

à Flavio
c'est vrai que ce jardin a des pouvoirs secrets celui de l'apaisement entre autre
bisous et merci
Marie

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notes

La nuit des absentes

  • Index_003
    Comment les « folles » viennent à vous ? C’est une histoire de capillarité, la définition en physique est celle-ci : Phénomène d’ascension des liquides dans les tubes fins, dû à la tension superficielle entre des milieux de natures différentes. J’ajouterai que dans mon cas c’est un phénomène souterrain, les tubes fins auront été dans ce cas : Une exposition de Makhi Xénakis intitulée « les folles d’enfer de la Salpetrière », moins l’expo d’ailleurs que d’apprendre l’histoire des ces milliers de femmes (jusqu’a huit mille enfermées) leurs fautes ?mendiantes, filles mères, ivrogne, adultérines criminelles, sorcières, juives, impies, libertines, crétines Etc.….. Une discussion avec quelqu’un de proche qui me parlait de « l’hystérie » de sa femme. Des livres lus à la suite de cette discussion, par simple curiosité intellectuelle, l’invention de l’hystérie, Art et psychiatrie, les mardis du docteur Charcot. Et mille autres coïncidences, petits capillaires, qui viennent »de milieu différent » comme le dit la définition. Jusque là rien n’est proche de vous, vous croyez simplement à une légitime curiosité intellectuelle. Et puis petit à petit ces capillaires se rejoignent et une réflexion personnelle commence. Qui ? Selon les pays, les cultures décide de ceux qui sont hors norme ou pas ? Qu’est ce qu’un comportement normal ? Normal par rapport à qui ? Ou sont écrites les règles, et par qui ? Attention tout cela se rapproche dangereusement de vous de vos propres doutes, de votre insécurité personnelle, et puis soudain d’extérieure au sujet vous vous retrouvez par un imperceptible glissement de terrain en plein centre du sujet. C’est de votre propre normalité dont il est question, de vos propres angoisses par rapport à ces milles questions qu’on vous a posé sur votre manière d’agir ou d’être tout simplement Tout au long de votre vie. Vous, et de votre rapport si difficile à la Réalité. Et la pression, la tension devient si forte que l’ angoisse vous submerge chaque jour un peu plus. C’est là qu’on se met un jour à créer ce que nous appelions gentiment entre nous « les folles » et que l'on appellera officiellement "La nuit des absentes".

Les Complices

  • Claire
    Parfois témoins , souvent passeurs de relais, ils sont ceux qui complètent le travail du sculpteur, qui le rendent moins solitaire aussi.