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17 mai 2008

Jeudi, vendredi, samedi

Jeudi Vendredi SamediMa "maman" est venue ce matin, elle disait qu'elle n'aimait pas que je perde la tête....

Alors  elle a tâté mon cou, du bout des doigts, l'a jugé assez solide, et avec infiniment de tendresse et de précaution elle a posé mon visage sur le haut de mon corps...

Pour la première fois j'ai pu voir ce qu'il y avait autour de moi et puis la voir , elle...Je crois qu'elle ne sait pas que je peux la voir..

Elle a reculé pour  me regarder et elle a froncé le nez, il y a quelque chose qui ne semblait pas aller avec moi...
Je n'ai pas bougé pour  ne pas me faire gronder .

Et puis elle a regardé mon visage et elle a sourit comme  quand un ancien souvenir vous revient à la mémoire...
C'était doux son sourire, je préfère quand elle sourit plutôt que quand elle m'observe froidement en fronçant le nez...

Commentaires

Elle semble sage mais je ne suis pas certaine qu'elle soit si sage. Elle est en tout cas déterminée. Elle dit "voilà, Maman, j'ai fait ce que tu voulais que je fasse" parce qu'elle veut faire plaisir et qu'elle recherche l'approbation de sa Maman. Mais elle sait parfaitement que sa Maman, sous un aspect un peu autoritaire, l'aime profondément.
Elle est très belle ta petite, Marie, pleine d'émotions.
Passe une bon We
Plein de bizzzzzzzz

Quelle magnifique robe tu m'as donnée ce matin " Maman " tu fronces le nez pourtant je me vois bien jolie... Fais-moi un gros poutou et souris moi encore une fois. C'est comme cela que je t'aime.

Je suis sensible au charme de la fine bretelle qui (?)

finalement elle a décidé de se lever de son banc et de se planter dans le monde...

avec la petite fille sur le banc...est ce que cela constitue le début d'une série...

cela doit être troublant de se rencontrer...

les robes à smocks...c'est bien joli et très dansant

que de douceur...

...ceci dit j'aime aussi beaucoup celle qui est en haut de l'armoire (plâtre) elle est superbe.

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La nuit des absentes

  • Index_003
    Comment les « folles » viennent à vous ? C’est une histoire de capillarité, la définition en physique est celle-ci : Phénomène d’ascension des liquides dans les tubes fins, dû à la tension superficielle entre des milieux de natures différentes. J’ajouterai que dans mon cas c’est un phénomène souterrain, les tubes fins auront été dans ce cas : Une exposition de Makhi Xénakis intitulée « les folles d’enfer de la Salpetrière », moins l’expo d’ailleurs que d’apprendre l’histoire des ces milliers de femmes (jusqu’a huit mille enfermées) leurs fautes ?mendiantes, filles mères, ivrogne, adultérines criminelles, sorcières, juives, impies, libertines, crétines Etc.….. Une discussion avec quelqu’un de proche qui me parlait de « l’hystérie » de sa femme. Des livres lus à la suite de cette discussion, par simple curiosité intellectuelle, l’invention de l’hystérie, Art et psychiatrie, les mardis du docteur Charcot. Et mille autres coïncidences, petits capillaires, qui viennent »de milieu différent » comme le dit la définition. Jusque là rien n’est proche de vous, vous croyez simplement à une légitime curiosité intellectuelle. Et puis petit à petit ces capillaires se rejoignent et une réflexion personnelle commence. Qui ? Selon les pays, les cultures décide de ceux qui sont hors norme ou pas ? Qu’est ce qu’un comportement normal ? Normal par rapport à qui ? Ou sont écrites les règles, et par qui ? Attention tout cela se rapproche dangereusement de vous de vos propres doutes, de votre insécurité personnelle, et puis soudain d’extérieure au sujet vous vous retrouvez par un imperceptible glissement de terrain en plein centre du sujet. C’est de votre propre normalité dont il est question, de vos propres angoisses par rapport à ces milles questions qu’on vous a posé sur votre manière d’agir ou d’être tout simplement Tout au long de votre vie. Vous, et de votre rapport si difficile à la Réalité. Et la pression, la tension devient si forte que l’ angoisse vous submerge chaque jour un peu plus. C’est là qu’on se met un jour à créer ce que nous appelions gentiment entre nous « les folles » et que l'on appellera officiellement "La nuit des absentes".

Les Complices

  • Claire
    Parfois témoins , souvent passeurs de relais, ils sont ceux qui complètent le travail du sculpteur, qui le rendent moins solitaire aussi.