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09 mai 2008

Jamais nos exils ne furent vains

Cimg0240jpgpetite_musique_de_nui_2Il a suffit que je retourne vers elle, pour que le temps s'arrête de nouveau, pour que le silence réinvestisse la moindre parcelle de mes cellules....
J'ai du  perdre  ma dernière pensée quelque part dans un des  plis de l'étoffe, tout a été  absorbée par la terre....et puis je suis rentrée chez moi
boire un dernier thé...
avant de me perdre de nouveau entre les pages d'un livre....
je me souviens des derniers mots  lus...


"Jamais nos exils ne furent vains
jamais en vain nous n'y fûmes envoyés(....)
Aux vivants de pleurer l' accalmie du vent.
D'apprendre à ouvrir les fenêtres,
de voir ce que leur passé fait de leur présent,
et de pleurer doucement et doucement,
Que l'adversaire n'entende pas
ce qu'il y a en eux de poteries cassée...
Mais l'exil est l'exil
Ici et la-bas
jamais en vain nous ne fûmes exilés
et nos exils ne sont passés en vain..."
Mahmoud Darwich

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La nuit des absentes

  • Index_003
    Comment les « folles » viennent à vous ? C’est une histoire de capillarité, la définition en physique est celle-ci : Phénomène d’ascension des liquides dans les tubes fins, dû à la tension superficielle entre des milieux de natures différentes. J’ajouterai que dans mon cas c’est un phénomène souterrain, les tubes fins auront été dans ce cas : Une exposition de Makhi Xénakis intitulée « les folles d’enfer de la Salpetrière », moins l’expo d’ailleurs que d’apprendre l’histoire des ces milliers de femmes (jusqu’a huit mille enfermées) leurs fautes ?mendiantes, filles mères, ivrogne, adultérines criminelles, sorcières, juives, impies, libertines, crétines Etc.….. Une discussion avec quelqu’un de proche qui me parlait de « l’hystérie » de sa femme. Des livres lus à la suite de cette discussion, par simple curiosité intellectuelle, l’invention de l’hystérie, Art et psychiatrie, les mardis du docteur Charcot. Et mille autres coïncidences, petits capillaires, qui viennent »de milieu différent » comme le dit la définition. Jusque là rien n’est proche de vous, vous croyez simplement à une légitime curiosité intellectuelle. Et puis petit à petit ces capillaires se rejoignent et une réflexion personnelle commence. Qui ? Selon les pays, les cultures décide de ceux qui sont hors norme ou pas ? Qu’est ce qu’un comportement normal ? Normal par rapport à qui ? Ou sont écrites les règles, et par qui ? Attention tout cela se rapproche dangereusement de vous de vos propres doutes, de votre insécurité personnelle, et puis soudain d’extérieure au sujet vous vous retrouvez par un imperceptible glissement de terrain en plein centre du sujet. C’est de votre propre normalité dont il est question, de vos propres angoisses par rapport à ces milles questions qu’on vous a posé sur votre manière d’agir ou d’être tout simplement Tout au long de votre vie. Vous, et de votre rapport si difficile à la Réalité. Et la pression, la tension devient si forte que l’ angoisse vous submerge chaque jour un peu plus. C’est là qu’on se met un jour à créer ce que nous appelions gentiment entre nous « les folles » et que l'on appellera officiellement "La nuit des absentes".

Les Complices

  • Claire
    Parfois témoins , souvent passeurs de relais, ils sont ceux qui complètent le travail du sculpteur, qui le rendent moins solitaire aussi.